Biodiversité, Mes coups de Cœur, Mon Identité, Santé

La nature s’éveille.

RenardeCela fait très longtemps que je sais que la Terre renferme beaucoup de beauté, chaque fois que je suis dans la nature j’ouvre les yeux, les oreilles et les narines, quand je cours ou que je suis en balade, c’est avec les sens en éveil, et je ne suis jamais déçue de la musique que la Terre interprète, souvent accompagnée de ses odeurs.

Que ce soit soit le bruit apaisant des vagues et les embruns qui l’accompagnent le long du littoral, le bruissement des feuilles de la forêt dans le vent ou le crépitement de la pluie libérant le pétricor et ses relents suages, les sons de la nature m’aident à détendre mon esprit, mon corps et mon âme.

Chaque fois que je m’immerge dans l’environnement naturel je laisse mon esprit se détendre pendant que mes oreilles se concentrent sur les sons qui m’entourent, avec quelques fois de petites surprises, classiques, comme débusquer un couple faisant l’amour ou plus insolite, un joueur de cornemuse jouant « Flower of Scotland » face à la mer tout en haut du Cap Canaille.

Les orages et les tempêtes jouent leurs propres partitions, avec leurs propres lumières, leurs propres, sons, leurs propres odeurs, je suis émerveillée à chaque fois par ces spectacles merveilleux que je n’arrive pas à associer au brouhaha des villes qui agit comme un bruit de fond polluant aussi bien les lumières, les sons, que les odeurs.

La magie vient de l’énergie des plantes, des buissons, des arbres qui bruissent dans la brise, et non du béton ou de l’asphalte, du piaillement des oiseaux et non des coups de klaxon intempestifs de véhicules toujours pressés, de l’odeur des fleurs et des plantes et non des effluves pestilentiels des diesels et autres ordures en décomposition.

La magie vient aussi de la rencontre avec des animaux, un couple de Perdrix rouges comme hier, s’envolant dans un bruit fracassant, un Pic vert et son tic-tac sur un tronc, des Huppes fasciées prenant un jour ou deux de repos avant de s’envoler vers l’Afrique, des merles, des grives, des bruants, des gros becs, des rouges gorges, des tourterelles, des chardonnerets dont j’ai détruit les cages que mettent les braconniers pour les capturer avec un appât vivant que j’ai libéré aussi.

Sans oublier Fanny la petite renarde qui m’a suivie un jour d’été, l’an dernier, jusque chez moi, nous sommes en train de nous apprivoiser l’une l’autre sans forcer, en restant chacune dans sa zone de confort, et j’espère qu’un jour elle me présentera ses renardeaux.

Quand j’étais en Fac j’avais pris l’habitude, le printemps revenu, seule, à l’ombre d’un bel arbre dans un jardin public, de lire tout en regardant, écoutant et sentant la nature s’éveiller autour de moi.

C‘est ce que fais maintenant, de chez moi le dos appuyé contre le tronc d’un bel arbre, la tête à l’ombre et les jambes au soleil, mon regard suivant les courbes des vignes, des paysages jusqu’à la mer…

Letizia Doria

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A propos de Letizia Doria

juriste médiatrice consultante/conseillère en stratégies de crises. Coïto ergo sum, (Cogito ergo sum) aussi...

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