Politique, Psychologie, Société

Tolérance VS Préjugés

file-20200728-15-1h3uvtaQuand on parle de tolérance, on parle de fenêtre de tolérance, parce qu’il s’agit de choses, d’idées ou de comportements qui nous déplaisent mais qu’il nous faut accepter par respect des autres, elle reflète la manière dont collectivement notre société construit son rapport à l’altérité.

Quand on parle de préjugés, on parle de jugements, d’une image préconçue que nous avons de quelque chose, de quelqu’un, d’une communauté, d’une idée, d’une race, d’un genre, etc. ces sentiments évoluent, socialement, parfois de manière brutale, tantôt vers plus de crispation, tantôt vers plus d’ouverture.

C’est en fonction des expériences et de notre vécu que ressentons la vie d’une manière ou d’une autre et que nous définissons notre fenêtre de tolérance en déplaçant notre curseur personnel vers le plus et le moins.

L’analyse de notre vécu passe par la compréhension des autres, ce qui ouvre la possibilité de visualiser des situations sous différents angles, facilitant ainsi les processus de socialisation, élargissant de fait notre fenêtre de tolérance.

Les préjugés peuvent naître de la même manière lorsque nous sommes constamment confrontés aux même choses, idées, personnes, qui flirtent avec les limites de notre fenêtre de tolérance, ils peuvent naître aussi, d’idées véhiculées par notre entourage, d’amalgames plus ou moins avérés, de rumeurs, etc.

Quelles que soient nos caractéristiques sociales et politiques, nous sommes tous ambivalents sur ces questions, les raisons sont diverses qui font que certaines personnes deviennent réactives, même physiquement, souffrant parfois d’attaques de panique ou de colère et à l’inverses nous retrouvons des personnes qui sont déconnectés de leur corps et / ou de leur esprit.

Puis il y a les personnes prisonnières d’un modèle cognitif et comportemental fort qui ne s’ouvrent pas à de nouvelles perspectives, qui n’admettent pas d’autres points de vue ou ne tolèrent pas les changements.

Nous connaissons tous des personnes qui suivent ce modèle de comportement, j’ajouterais même qu’il m’arrive aussi d’appliquer une certaine rigidité psychologique concernant les valeurs et croyances qui me définissent tant et qui sont à mes yeux des vérités universelles.

J’ai lu ici et là que la flexibilité mentale est essentielle pour une vie saine, pour faire face aux difficultés, et pour profiter de relations sociales plus heureuses, et que ceux qui ne cèdent pas, ceux qui deviennent prisonniers de schémas mentaux, sont condamnés à connaître souffrance et inconfort.

Le fait que je suive simplement certaines règles fixes : les miennes, me définirait comme incapable de regarder au-delà de ma zone de confort, comme si avoir le contrôle total de ma réalité, je dirais même mieux, de ma liberté était une tare.

C’est mon vécu qui marque en grande partie l’amplitude de ma fenêtre de tolérance, je m’accepte telle que je suis, j’agis en laissant un espace pour ma croissance personnelle et son développement, cela me permet de vivre une vie agréable, engagée et significative, et tant pis pour ceux qui sont dehors.

  Letizia Doria

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A propos de Letizia Doria

juriste médiatrice consultante/conseillère en stratégies de crises. Coïto ergo sum, (Cogito ergo sum) aussi...

Une réponse à “Tolérance VS Préjugés”

  1. Le 23 janvier 2021 à 19 h 01 min Romain a répondu avec... #

    La bienveillance est un bon seuil à adapter comme nous disions. S’accepter pour ensuite élever les autres peut-être

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