30 juillet 2020 0 Commentaire

Pourquoi jugeons-nous ?

people-2298607-1280 (1)C’est en écoutant Kristina Luzi dans « Les Expert » sur RCFM, recevant Marie-Agnès Chauvin psychologue jungienne et hypnothérapeute auteure de « continuons à penser du mal des autres – ou comment utiliser positivement nos jugements négatifs ? » que j’ai eue envie d’écrire cet article sur les jugements, mais sans rivaliser avec le brio et la pédagogie sans faille de cette invitée et surtout sans aucun rapport avec ce livre que je m’empresserais d’acheter.

Il va sans dire que chacun d’entre nous est tombé-e un jour ou l’autre dans le terrible piège de juger les autres, chaque fois que nous émettons un jugement sur quelqu’un, nous nous transformons en des personnes qui croient une ou plusieurs histoires qui peuvent être très éloignées de la réalité de ces personnes.

Je pense que la raison pour laquelle je juge de manière si précipitée est détenue par mon ego, consciemment ou inconsciemment d’ailleurs, j’ai en moi ce besoin de me sentir meilleure que les autres ou de manifester mon rejet face à une attitude déterminée, mais combien de fois me suis-tue pour éviter de me sentir coupable ?

Mon monde émotionnel est très sensible aux conditions particulières de chacun-e, ainsi je n’aime pas être jugée, alors pourquoi devrais-je me permettre de juger qui que ce soit ?

En fait, personne, pas même moi-même, n’a le droit de juger ou de me juger pour ce que je ressens, les émotions ne me rendent ni meilleure ni pire et trop souvent la manière dont j’agis n’est pas corrélée à la manière dont je me sent, donc la culpabilité que je peux ressentir ou que je provoque chez les autres n’a souvent pas de sens.

Je pense être une personne assertive, ce qui en réalité, implique d’exprimer ce que je veux ou pense de manière claire, même si cela suppose un désaccord ou une critique.

Le mot « assertivité » est lié à la sécurité mais comme à tout un chacun il m’est arrivé de garder pour moi ce que j’aurais aimé partager avec les autres, ce qui n’est pas de l’assertivité mais l’insécurité.

Mes mots peuvent blesser, peuvent ne pas plaire et même être pris pour de véritables insultes, je m’efforce de les exprimer sans intention de faire du mal à l’autre, même si parfois, je le fais sans le vouloir car l’autre personne ne veut pas entendre ce que je suis en train de dire, c’est dans ces moments là que je me sens isolée parce que l’autre ne me comprend pas, il m’est arrivé de penser « s’iels savaient ce que je suis en train de vivre, ce par quoi je passe… ».

C’est ce que pensent toutes ces personnes que je juge sans même savoir ce qui leur arrive, j’avoue que c’est différent quand on voit les choses du point de vue de l’autre personne..

Par ailleurs, même si j’ai raison et que l’autre personne agit « mal » selon moi, qui suis-je pour la récriminer sans savoir ce qu’elle a vécu dans le passé ?
Par contre, que cela soit personnel, culturel, cultuel, sexuel, c’est peut-être le moment de s’intéresser, à aider les autres, pour trouver une explication si nous en avons besoin, sans avoir à l’inventer, à être patient et à attendre jusqu’à ce que nous puissions construire cette histoire ou l’accepter si nous ne pouvons pas le faire.

Letizia Doria

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