2 mai 2020 0 Commentaire

Le Tabou de la mort

Logo_LMJ’avoue qu’accepter et assimiler l’idée que la mort est une fin absolue n’est pas facile, ce concept génère de la peur, de l’appréhension ou de la curiosité, et même si je ne sait que peu de choses à ce sujet, il s’agit d’une expérience par laquelle je devrais passer, un jour ou l’autre, inévitablement.

C’est cette peur qui est la raison principale pour lesquelles les religions naissent et se maintiennent dans le temps, dans le cadre de la plupart d’entre elles, on accepte l’existence d’un esprit ou d’un au-delà qui transcende la vie biologique et qui va donner un monde parallèle, lequel est invisible, imperceptible, mais qui est là et qui nous attend toutes et tous (ou en tout cas, celles et ceux qui le méritent, bien sur !).

Pour ma part, comme la science le fait, je considère l’Homme comme un être nettement biologique, simplement mis au monde, venant du néant et marchant vers le néant, dont la seule existence ne va pas au-delà du dernier battement de son cœur.

Je suis très attachée à la vie, à ma vie, dès lors, je me demande pourquoi devrais-je avoir aussi peur de la mort au point de mettre entre parenthèses ce qui me détermine le plus dans notre société, à savoir l’économie.

Vous allez me dire que la réponse à cette interrogation se trouve, certainement, dans la question elle-même, que c’est l’individualisme de notre modèle économique qui fait qu’aujourd’hui nous sommes tous concentrés à établir, pour nous-mêmes et à l’égard des autres, un empire de notre personne, il faut dire que l’échelle des valeurs de nos sociétés et la volonté d’être aimé par l’autre, conduit l’individu dans une course, sans fin, en quête de la possession et du paraître.

L’idée commune est que ce sont ces impératifs qui conditionnent notre bonheur et qui font que chacune et chacun de nous tente de profiter de cette brève existence, la mort ou sa probabilité nous angoissent et raccourcissent le temps que nous avons pour nous concentrer sur notre vie.

On en arrive à se demander si c’est la vie qui a vraiment gagné en valeur ou, au contraire, si c’est la mort qui est devenue un épouvantail si effrayant qu’on peine à le regarder en face.

Pour ma part, je trouve aberrant le fait que la mort soit devenue plus tabou que n’importe quel autre thème, simplement parce que le modèle de société actuel ne nous permet pas suffisamment d’intégrer toute la valeur de la vie, je pourfendrais plutôt l’éducation qu’on reçoit du système d’instruction publique qui ne nous permet pas d’avoir un regard global sur nos humanités et sur le sens de l’existence.

Pour conclure je dirais que quand l’être humain est conscient de sa finitude, il est très probable qu’il veuille vivre avec une pensée qui lui est propre et prendre ses propres décisions sans répéter les idées et les opinions des autres qui ne sont pas les siennes, toute pensée manquant d’authenticité est irréfléchie et ne nous projette pas vers une vie pleine.

Letizia Doria

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