19 avril 2020 0 Commentaire

Pensées Négatives vs pensées positives

penséepositiveLe cerveau humain est programmé pour se concentrer sur le négatif, c’est un mécanisme de survie qui anticipe les dangers, même si ils ne sont pas réels, qui prépare notre organisme pour nous défendre face à eux.

Tout ça pour dire qu’être pessimiste est de l’ordre du naturel contrairement à l’optimiste qui se ment à lui-même. Chacun fait face au contexte actuel comme il le peut en fonction de sa propre réalité, avec ses propres moyens ou son propre réseau d’aide. Il est important pour autant d’apprendre à développer certaines compétences psychologiques pour mieux gérer le confinement et l’incertitude, puisque c’est de ça qu’il s’agit.

Vivre seule comme moi crée un espace de pensée supplémentaire, et il ne doit en aucun cas être pessimiste, je sais par expérience que lorsque s’installent des pensées négatives et qu’elles deviennent constantes, elles en arrivent à inhiber mes capacités et à diminuer ma qualité de vie, en fait c’est la qualité de mes pensées qui détermine mon quotidien et c’est en fonction des idées conscientes et inconscientes qui traversent mon esprit.

Je sais que je ne peut pas complètement éviter les pensées négatives, mais maintenant je sais les reconnaître à cause de leurs schémas de pensée irrationnelle, j’arrive à me différencier d’elles et je les observe comme le ferais une spectatrice et je me suis rendue compte que si je les accepte sans les laisser s’emparer de mon esprit, elles se dissipent tout simplement.

Ce ne sont pas les nombreux messages soi-disant bien intentionnés qui me rappellent que c’est l’heure d’être unis, de penser à un objectif commun qui me donnent confiance en l’avenir, c’est plutôt l’inverse qui se passe, entre mes murs je connais la solitude, l’anxiété, et leur ombre connue, la peur.

Je fais tout pour maintenir mes habitudes, de faire de l’exercice ou de passer des appels téléphoniques ou vidéo avec les amis ou pour le travail, mais il me manque encore quelque chose, je me sens enfermée dans une sorte de manège émotionnel, passant d’un état mentalement fort à un état mentalement faible, la frustration ou l’envie de pleurer frappent à ma porte, mais je sais que tout cela fait également partie de la normalité.

Ce qui importe est de ne pas rester prisonnière de mes états négatifs de manière permanente, mais de les voir comme des nuages passagers qui voilent mon ciel bleu, des nuages que j’observe et que j’accepte en les laissant partir, pour qu’ensuite mon ciel bleu revienne en m’apportant cette lumière qui me permet de voir mon environnement avec clarté et calme interne.

Je me sers de la dynamique de la frustration que génère cette période de quarantaine, de mon incertitude personnelle et professionnelle qui me ronge, de cette mauvaise humeur à certains moments de la journée pour m’inviter à l’action, je me sers de tout ce négatif comme réactif pour les canaliser en faisant preuve d’ingéniosité et de créativité, et ainsi répondre à ce qui me préoccupe, surtout dans mon futur professionnel, j’imagine des plans, réfléchis à des options, transforme mon esprit en un réservoir d’idées où s’écoulent des pensées ouvertes, flexibles et positives, autant de pensées qui occupent mon espace de pensée supplémentaire.

Letizia Doria

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