29 février 2020 0 Commentaire

Une Saint-Valentin vers l’autonomie

Ça y est, c’est fait, le soir de la Saint Valentin avec quelques amies nous avons célébré, non pas un mariage ou une naissance ni même l’amour, mais la séparation de l’une d’entre nous que nous avons appelé « son autonomie », sans pour autant verser dans le cliché de la « divorce party » avec alcool coulant à flot, mais plutôt dans une forme de joyeuse sororité.

Cela m’a confortée dans le choix que j’ai fait de rester célibataire, j’aurais 29 ans très bientôt, le 13 avril, si tu veux me fêter mon anniversaire ! Et bizarrement je n’arrête pas de me demander ce que je vais bien pouvoir faire parce que j’ai l’impression de ne rien avoir à célébrer.

Je pense que comme beaucoup de personnes, j’avais cette liste inconsciente de choses, que j’aimerais avoir accomplies à 30 ans, dans un an donc.
- De bonnes études (chose faite)
- Un bon boulot, qui me rend confortable financièrement (chose faite)
- Un chéri, engagé (Porte laissée ouverte mais refermée depuis)
- Un enfant, né ou en route (Porte laissée ouverte mais refermée depuis)
- Une maison achetée. (chose en cours de réalisation)

Rien de bien extraordinaire en soi…
Objectivement, j’ai plutôt bien réussi ma vie jusque là, dans le sens où je suis en phase avec qui je suis et mes valeurs, dans ma vie, même si je traverse des difficultés par moments, et que mes émotions font des montagnes russes, je vais vers de plus en plus de fluidité et je crois que c’est bien plus que beaucoup de personnes peuvent se dire à mon âge.

Je me rend compte que je fais partie de ce genre de femmes, de plus en plus nombreuses que les sociologues qualifieraient de « CSP+ » (Classe Socio-Professionnelle supérieure) qui semblent n’éprouver aucun intérêt pour la vie de couple et pour qui la recherche de l’indépendance a ringardisé ce pauvre Prince Charmant et rendu « l’autonomie sentimentale » désirable.

Le couple ? Parlons-en, nombre de mes copines l’ont essayé, et en sont revenues, et aucune ne veut remplacer un mari par un autre, mais le remplacer par l’autonomie, pour ma part même si j’ai rêvé de me marier, quand j’étais toute petite, vu la débâcle de ma famille adoptive ce rêve s’est transformé en cauchemar, je me suis alors imaginée écrivaine, mère célibataire, et je prévoyais d’avoir suffisamment de sous pour m’acheter une villa avec piscine au bord de la mer, pour faire court, le mariage de mes parents adoptifs m’a bien mis les idées en place, je ne suis pas être faite pour la conjugalité pavillonnaire et si je tâtonne pour trouver mon schéma amoureux idéal, une seule chose est sure, c’est qu’il n’implique ni un bail à deux noms, ni un compte commun.

En conclusion, et je me dois de le préciser, je cherche ma liberté et l’identité personnelle qui va avec, en laissant de côté mon identité féminine et ne normalise pas mes actions, mes positions, mes attentes et mes jugements seulement parce que je suis née femme.

Letizia Doria

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