Mes coups de gueules, Philosophie, Psychologie, Société

Un monde entre inertie et lâcheté.

Albert Einstein disait en son temps « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. », et c’est encore plus valable aujourd’hui, je ne sais quel nom donner à ce monde de lâcheté qui prend naissance dans notre désir d’éviter le moindre conflit, aussi petit soit-il.

Chaque jour nous sommes confronté•e•s à des situations conflictuelles, et nous avons souvent le choix d’y répondre, mais il y a des personnes qui n’arrivent pas à faire ce choix et qui choisissent d’emblée de renoncer à toute situation qui implique de devoir à se confronter à l’autre, elles fuient non seulement les débats, mais également les réclamations, les exigences et les comportements qui supposent un conflit direct, de là à dire qu’elles ont en elles est bien plus que de la peur, elles ont un sentiment de vulnérabilité qui va au-delà du raisonnable, confortées en cela par les comportements de leurs compagnons ou compagnes qui prennent ça comme des actes de rébellion, chose mal vue qui les poussent à abandonner cette tentative.

Cette nouvelle vision du monde nous révèle que notre inertie nous pousse à détruire cette dernière car nous la considérons comme une menace pour l’ordre établi et notre condition humaine nous empêche de nous débarrasser de ce monde de lâcheté, le monde parfait et iconique des idées est peut-être une utopie pour notre nature mais cela ne veut pas dire que renoncer à notre curiosité vaut mieux que s’en remettre au confort de ce que nous savons aujourd’hui (ou de ce que nous pensons savoir).

Se défaire de ce genre de comportement implique de se défaire de ces idées qui ne sont pas seulement enracinées mais qui constituent aussi la base de l’arbre de nos croyances, même si cette réalité devient inconfortable quand nous prenons conscience de notre ignorance, parce que c’est bien ce que nous sommes tous, des ignorant•e•s..

Nous retrouvons là l’Allégorie de la caverne de Platon, une relation entre le monde physique et le monde des idées qui créent une réalité emplie de lumières et d’ombres, avec d’un coté la réalité telle qu’elle est et de l’autre, la réalité fictionnelle véhiculée par les médias où nos croyances et nos illusions jouent un rôle majeur.

Letizia Doria

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6 Réponses à “Un monde entre inertie et lâcheté.”

  1. Le 30 octobre 2019 à 7 h 13 min Admin con ou bien ? a répondu avec... #

    Bonjour,
    « La liberté n’existe que quand il y à un choix à faire… » pas con ;-) il me semble que c’est plutôt quand on peut le faire et en faire une réalité. Mais il ne s’agit que d’un type de liberté. Il n’existe pas de Liberté, il existe des libertés sans lien entre les deux. En revanche le lien existe entre elles car elles doivent cohabiter. Ou un truc du genre.

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    • Le 2 novembre 2019 à 7 h 40 min Letizia Doria a répondu avec... #

      Pouvoir le faire découle du choix, si l’on n’a pas de choix, la liberté n’existe pas et l’infini devient le néant.

  2. Le 23 octobre 2019 à 8 h 46 min Admin con ou bien ? a répondu avec... #

    Bonjour,
    Nous sommes confrontés à la réalité du concept de liberté. Il est aseptisant. Dès que je pense liberté, confronté aux autres, je pense limites à la liberté.
    Est-il plus question de lâcheté ou de doute ? Suis-je certain d’avoir raison de croire ceci ou cela ? Et de vouloir le faire respecter par l’autre ? Quelle est la place laissée au discernement si tout est écrit ?
    L’humain a un contour flou. Il est opaque. La loi, les règlements et les coutumes prétendent le rendre net et transparent. Quelle place laissée à la « liberté » par cet étau normatif qui se resserre ? JSCOB…?

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    • Le 23 octobre 2019 à 17 h 16 min Letizia Doria a répondu avec... #

      Bonjour.
      Le concept de liberté est en nous, c’est notre ego qui forge nos chaînes avec notre envie d’avoir toujours raison qui nous conditionne, de nous limiter à être et à laisser être, tout choix est associé à une prévision des conséquences, à une estimation des dommages et des avantages, ce choix est dicté par la morale et l’éthique, propres à chaque personne, à chaque groupe, à chaque société ou à toute l’humanité, respecter, et même apprécier, que les autres agissent selon leurs principes et leurs désirs est un acte de respect mais il n’est pas accessible à tous et vouloir toujours obtenir l’approbation des autres c’est mettre des chaînes à notre liberté.

      • Le 23 octobre 2019 à 19 h 43 min Admin con ou bien ? a répondu avec... #

        Bonsoir,
        nous n’avons pas la même compréhension du concept de liberté. Il me semble comparable à l’infini. Nous ne sommes pas libres par définition et nous cherchons à tendre vers… C’est pour moi un concept en creux, raison pour laquelle nous (tout le monde) ne serons jamais d’accord sur ce qu’est la liberté.

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        • Le 24 octobre 2019 à 7 h 22 min Letizia Doria a répondu avec... #

          Bonjour,
          La liberté n’existe que quand il y à un choix à faire…

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