Biodiversité, Biographie

Origines

Flickr_3912048923_ADN_IAUJe suis née sous X et j’ai été adoptée par un couple Corso-Niçois en mal d’enfant, mais dès que j’ai su que j’étais adoptée, (l’entourage me l’a fait savoir très tôt) et le manque de lien de sang avec eux, je me suis sentie telle une pièce rapportée, Corse par adoption, un peu mal à l’aise et il y a quelques mois j’ai demandé un test génétique d’ADN nucléaire et d’ADN mitochondrial (ADNmt) , non pas pour connaître mes parents biologiques (que je désire pas connaître), mais pour savoir d’où je viens, connaître mon haplogroupe (ma tribu primitive) et mon peuple d’origine dans l’antiquité.

Sans entrer dans les détails des mutations, l’étude des marqueurs nucléaires de mon ADN montre un certain nombre de caractéristiques génétiques, une forte similitude avec les populations Corses et Basques, probablement liée à l’isolement et à leur structure démographique ainsi qu’une valeur de Bootstrap, également proche de la significativité (48%) pour les populations Basques, une influence modérée est visualisée avec les populations de la péninsule italienne. (37%), principalement étrusques, visualisé et confirmé par l’étude de l’ADNmt, l’influence française est pratiquement inexistante.

L’origine ancestrale de ma structure génétique est incertaine, l’utilisation des fréquences géniques de nombreux marqueurs protéiques, a démontré que leurs variations étaient corrélées géographiquement aux sites néolithiques, ce modèle assure que ma structure génétique provient de la lente expansion des fermiers néolithiques à partir du Moyen Orient qui déplaça (ou absorba) le faible nombre de chasseurs cueilleurs mésolithiques.

La mutation ߺ-39 (du à l’apparition de la malaria vers 3000 A-JC) que j’ai est typique de la population du centre de la Corse et montre une forte association avec l’haplotype II, cette association quasi exclusive se retrouve également en Sardaigne.

L’analyse de mon ADNmt et de mon ADN nucléaire montrent un gradient Est-ouest à partir d’une population ancestrale unique, la date d’expansion démographique coïncide avec celle de la population corse, une des plus récentes, qui se situerait entre 14443 et 41584 ans avant présent (AP), durant le paléolithique, sensiblement durant la même période que l’expansion de la population basque: 14467 à 42619 alors que l’expansion sarde, plus ancienne, se situerait entre 27174 et 78234 ans AP.

Conclusion, ma mère biologique était Corso-Sarde, mon père Basque, Toscan ou Ligure, par ordre de priorité.

Mots-clefs :, , , , ,

A propos de Letizia Doria

juriste médiatrice consultante/conseillère en stratégies de crises. Coïto ergo sum, (Cogito ergo sum) aussi...

Pas encore de commentaire.

Ajouter votre réponse

Csecomit2019 |
Arpeinfos |
Futurearh |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les Ressources Humaines
| Philo Condorcet 90
| Cruiseade