Féminisme, Psychologie, Société

Femmes éteintes…

soumisePlus je vieillis plus je me rends compte que les critiques que l’on me fait sont plus en lien avec les personnes qui les formulent qu’avec moi, elles ne me définissent pas, elles ne sont que le reflet de la frustration de la personne qui me critique.

Je n’ai aucune envie de vivre dans l’attente de l’opinion des autres, ma façon d’être ne se définit pas seulement par le fait de dire que je suis extravertie, timide ou introvertie, je suis bien plus nuancée que ça, il s’agit plutôt d’un mélange de faits comme les expériences, les pensées et les apprentissages ou les échecs et les blessures mais aussi les triomphes et les routes parcourues avec bonheur.

J’ai eue à subir, pratiquement un attaque en règle de la part de femmes « casées » lors d’un débat que se voulait philosophique et qui a tourné en guerre psychologique, certaines avaient un famille et travaillaient, d’autres, je ne sais si c’était du fait de l’héritage cultuel, d’un choix personnel ou de questions circonstancielles, mais elles consacraient exclusivement leur vie à l’entretien de leur foyer et de leur famille.

Je me demande quelle expérience a bâtit leur façon d’être, quel style d’éducation, quelles valeurs assument elles, à quoi renonce-elles, vu qu’elles n’ont pas de rémunération et ne jouissent généralement d’aucune reconnaissance sociale, travailler 24 H par jour et 365 jours par an, sans vacances, elles doivent savoir tout faire, être cuisinières, maîtresses, gardes du corps, GPS, docteures, secrétaires, gardiennes de nuit et de jour, etc.

Je n’arriverais jamais à me mettre à leur place, mais ce n’est pas leur cas, pourtant comme elles je fais le ménage, repasse, fais les courses, prend soin de moi, fais de bons petits plats, et maintient la paix dans mon royaume…et ce sans sourciller, c’est de l’humour bien sur mais j’ai remarqué que certaines s’occupent des autres au détriment d’elles au lieu de leur dignité personnelle, par amour, enfin je l’espère, parce qu’elles en arrivent à perdre leur orgueil, à laisser de côté leurs rêves au profit de de l’autre alors qu’elles ne devraient, JAMAIS perdre leur dignité, pour qui que ce soit.

Ce qui me terrifie, c’est de les voir vivre une vie, ou de l’avoir vécue, mais en fonction des projets et des rêves des autres, ce que je vois dans les yeux de certaines c’est la certitude que la vie qu’elles mènent ne les rend pas heureuses, j’imagine qu’au début, elles se sont laissées porter par amour, l’espoir ou l’illusion, ce qui finalement est devenu un mensonge ou une escroquerie.
Personne n’a le droit de nous influencer, personne n’a le droit de nous mettre dans un moule, de nous attacher à une ancre ou de nous relier à des fils de marionnettes dans le but de nous porter sur son propre chemin.

Il ne faut pas avoir peur de la vie, mais plutôt en profiter dans la joie et la plénitude. Si vous n’y arrivez pas, si lorsque vous ouvrez les yeux le matin, vous êtes envahi par un flot d’émotions négatives, peut-être alors ne vivez-vous pas la vie que vous voulez.

Pour vivre une vie heureuse et épanouie, j’ai décidé il y a longtemps que je ne devrait pas « m’attacher » à une ou plusieurs personnes, mais de me concentrer sur un seul but : le bonheur, parce que c’est cet objectif qui me ferait faire la différence entre les personnes qui me méritent, et celles qui ne me méritent pas.

La vie épanouie, authentique et heureuse ne fait personne prisonnier, personne n’appartient à personne, il ne s’agit pas de mener une vie dénuée de tout lien, de toute relation, et de ne s’entourer d’aucune personne importante à nos côtés, il s’agit plutôt d’être conscient du fait qu’on doit considérer que rien ne nous appartient et que personne n’appartient à personne.

Letizia Doria

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