5 août 2019 0 Commentaire

Petite Réflexion sur le porno

Soirée Porno
1375449793dbz1375449793-maminiRien à voir avec ce que votre imagination fertile pourrait projeter sur la suite de cet article, mais une soirée entre ami•e•s de la génération Y, discutant franchement et surtout sans jugement de la pornographie en général.

Très rapidement nous sommes tombé•e•s d’accord sur le fait que le porno n’est qu’un fantasme sexuel, et non la réalité et comme tout fantasme n’est fait que de désir, on ne peut pas le juger parce que nous avons tous•tes eu ce fantasme qu’une personne en train de gagner une course se casse la gueule, pour pouvoir la gagner à sa place, ou que notre professeur•e tombe malade, pour ne pas avoir à passer un examen, mais cela ne voulait pas dire que dans la réalité, nous leur souhaitions du mal.

En tant que femme et surtout féministe, j’ai quelques problèmes avec le porno, le premier et le principal est ce qui concerne les droits sexuels des femmes, celui d’avoir un plaisir autonome qui me situe comme sujet de ma propre sexualité.

C’est compliqué car la masculinité se construit sur la sexualité au travers de la culture patriarcale qui édicte que plus un homme a de relations sexuelles, avec un grand nombre de femmes, plus il sera perçu comme « homme ». En revanche, la femme qui maintient plus de relations avec différents hommes n’est pas la vision de « la femme », elle devient celle qui est le plus capable d’allumer le désir masculin.

L’homme est toujours celui qui donne le plaisir, et la femme comme objet, celle qui fait monter l’excitation de l’homme. Le porno étant le plus grand représentant de ce point de vue. Mais malgré tout, nous les femmes, féministes ou non, consommons du porno et nous excitons avec. Comment est-ce possible ? Si nous ne voulons pas être traitées comme des objets, pourquoi consommons-nous un porno qui nous transforme en choses ?

Nous vivons dans une société patriarcale et bien sur l’homme en est l’émanation du pouvoir soi, il est logique que cela l’affecte et soit reflété dans les désirs, normaliser les situations et les expliquer par rapport à notre environnement culturel, que nous soyons féministes ou pas, ferait que le fantasme, le désir et la sexualité soient vécus d’une manière moins stigmatisante et plus naturelle.

Le porno est une image explicite du sexe, qui une fois filmée, écrite, dessinée ou théâtralisée a pour but d’exciter sexuellement, sans excitation on ne peut pas l’appeler porno, finalement la matière du porno n’est pas la réalité, mais plutôt le fantasme sexuel, parce qu’il s’agit d’exciter et non de représenter, il n’a pas à être moral, ou amoral, éthique, ou féministe, il ne doit avoir aucune forme de conditionnement éthique.

Certains de ces fantasmes sexuels peuvent devenir une réalité, mais quoi qu’il en soit il s’agit toujours d’une réalité feinte parce qu’il s’agit en réalité d’un jeu, consenti avec ses limites au cours duquel les membres du couple interprètent un rôle en suivant leurs désirs.

Ce qui m’inquiète un peu c’est que l’éducation sexuelle par le porno en ligne, ne soit l’unique source d’éducation sexuelle des ados, il serait judicieux de parler d’éducation sexuelle et de porno à ses enfants en traitant la sexualité comme une chose naturelle, sans la stigmatiser.

Letizia Doria

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