26 juillet 2019 0 Commentaire

Ma définition de l’amour ?

Agamie

Agamie

La première question à se poser c’est : C’est quoi l’amour ? Tous les biologistes en arrivent au même constat, nos gènes nous prédisposent à un chaos émotionnel qui nous aveugle et nous piège, notre pouls s’accélère, nos neurones nous connectent, faisant éclater de vrais feux d’artifice chimiques dans notre cerveau, avec en guise de couleur, dopamine, testostérone, vasopressine, ocytocine et sérotonine qui nous mènent vers des labyrinthes obscurs et passionnés, à une seule fin : la procréation.

L’amour est aveugle et la folie l’accompagne, la folie parce que cette passion met en « attente » des processus importants tel que le sens de la discrimination, l’analyse logique ou même, d’une certaine façon, le sens du jugement, notre esprit est canalisé pour nous faire nous concentrer sur ce qui est important : le couple et la procréation.

Puis un jour nous sommes sensés retrouver la vue et découvrir la réalité telle qu’elle est, sans le moindre voile, de nous rendre compte que la vraie sagesse et la véritable plénitude affective ne se trouvent pas dans le fait de tomber amoureux•se mais dans l’amour lui-même.

Pour ma part, je suis une personne mature, et je l’ai été très jeune, avec les yeux bien ouverts et le cœur bien protégé, je vois les choses telles qu’elles sont, sans fioritures, et définis ce concept d’amour comme un sous-système idéologique qui sert les intérêts patriarcaux et de classe.

Le système voudrait me l’imposer comme une forme d’aliénation dans le but de me contrôler, tout est fait pour me pousser à souhaiter la même chose, et en allant plus loin encore dans la logique religieuse, me transformer en esclave et me rendre malheureuse.

La domination, la jalousie, la possession, les abus et la dépendance asphyxiante sont trop souvent les symptômes d’un soi-disant amour, je préfère donc jouir d’une autonomie totale et vivre ma sexualité comme je l’entends, je ne vois pas le sexe comme une chose sacrée et exclusive mais comme une chose naturelle et saine à expérimenter avec une forme d’amour-propre et de liberté.

Je substitue la sexualité par l’érotisme dans une sorte de relation non spécifique qui va au-delà de l’hétérosexualité, et je ne fais jamais quelque chose que je ne veux pas, et encore moins ne me sens obligée de le faire.

De mon point de vue, l’amour romantique et son idéalisation sont une chimère, la jalousie, la possessivité et l’obsession n’ont pas leur place parmi les êtres humains rationnels, ce sont des sentiments négatifs qui nous font du mal et diminuent notre bien-être, l’oppression ne devrait jamais être liée au concept d’amour.

Je verrais bien aussi une alternative à la famille traditionnelle, comme « un regroupement d’individus avec des relations consensuelles d’érotisme, une compagnie et une confluence d’intérêts », de sorte à former une famille qui s’adapterait à mes besoins.

Isabel Allende disait « Personne ne peut appartenir à quelqu’un d’autre. L’amour est un contrat libre qui débute par une étincelle et peut se conclure de la même façon ».

Letizia Doria

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