10 juillet 2019 0 Commentaire

Le droit de mourir comme je veux

Euthanasie - Suicide

Euthanasie – Suicide

J’ai 28 ans et je ne sais pas à quel moment la question de l’euthanasie (mort anticipée et volontaire) pourrait surgir comme une échéance ou une éventualité dans ma vie, mais au vu de ce qui se passe autour de moi, cela pourrait être demain, ou jamais, et y réfléchir sérieusement seule ou entre proches me semble la chose à faire.

Ici comme en de nombreux domaines les normes imposent, elles font fi de moi, de mon droit à disposer de mon corps de moi-même, laissant ce droit aux dictas religieux, aux idées arrêtées des soi-disant bien pensants ainsi qu’à une éthique médicale plus tournée vers le profit que vers le patient.

Attendre qu’il soit médicalement avéré que je ne pourrais jamais guérir ou rester définitivement impotente, que je souffre terriblement malgré les traitements analgésiques ou les soins palliatifs, que je ne sois plus en mesure de communiquer avec quiconque, et que j’ai fait savoir que je souhait mourir ou, ne pouvant le faire, de laisser la famille proche demander pour moi de mettre fin à mes jours me semble une chose aberrante !

Pourquoi devrais-je souffrir pour faire plaisir aux désirs sadiques des religions et engraisser des médecins dont le seul slogan est qu’un client mort est un client perdu ? Pourquoi devrais je laisser les autres me dicter leur lois, je ne leur impose pas mes choix en la matière, qu’ils ne m’imposent pas les leurs.

La littérature sur le sujet est prolifique, pratiquement toute contraire à mes idées, seul le suicide pour l’honneur semble accepté, ce qui ne leur donne pas raison sur mon choix, celui qui devrait être mon droit personnel au suicide et pourtant ! Malgré le fait de vivre dans une société qui prône des droits de toutes sortes, droit des hommes, des enfants, au logement, à la sécurité sociale, au travail, au chômage, etc. aussi contradictoire que cela paraisse, la mort fait partie de la vie, en est même l’un des moments les plus importants.

Alors, pourquoi n’aurais-je pas le droit de mourir dignement le jour où je pourrais me savoir condamnée, le jour ou mes souffrances physiques, ou/et psychologiques seraient devenues insupportables, et que je souhaiterais mettre fin en douceur à une vie devenue pour moi inutile ?

Devrais-je acheter une corde ou me jeter d’un pont ou sous un train, tout ça pour apaiser la conscience hypocrite des autres ?

Je fais mienne la devise d’un homme qui l’a prouvée « Le suicide est la seule preuve de la liberté de l’homme. » ( Stig Dagerman / Le serpent )

Letizia Doria

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