26 juin 2019 0 Commentaire

Je vote donc je suis ? Pas sur…

ballot-1294935_1280 (1)Friedrich Hegel disait : « Le peuple est cette partie de l’Etat qui ne sait pas ce qu’elle veut. »
On pourrait penser que le système politique qui est le notre, fondé sur un fonctionnement démocratique, faisant en sorte que les représentants des chambres principales soient indirectement pour ce qui concerne le Sénat et directement pour l’Assemblée nationale, élus par le vote des citoyens à travers les listes de candidats qui complètent les listes des partis soi parfait, mais c’est sans compter sur nombre de facteurs qui le rendent, de mon humble avis obsolète.
Jusque là c’était la stabilité du vote et l’identification au parti qui déterminait notre vote politique, l’idéologie ne semblait guère être importante si nous comparons son influence à celle de ces deux facteurs.
L’identification partisane était définie comme un lien fort entre un individu et un parti politique impliquant un sentiment d’identité de groupe, mais les choses ont évoluées, et les électeurs d’un parti ne partagent plus la majorité des intérêts ou de l’idéologie de leur parti.

Les puissants mécanismes de propagande des partis ont été remplacés par des « Fake-News » et les électeurs génèrent en eux une identification de groupe plus typique des équipes de football que de l’identification politique, ils veulent que les autres lui donnent une valeur autonome, autrement dit, une propre valeur, laquelle les différencie des autres, il s’agit en fait de ce qui définit la condition humaine.

Dans notre société le niveau d’études nous place, « au-dessus » des uns et « au-dessous » des autres de par une multitude de stéréotypes qui génèrent une catégorisation différente entre ceux qui ont un faible niveau scolaire et ceux qui en possède un élevé.

Cette position sociale relative aura pour conséquence que plus une personne disposera d’un niveau d’éducation élevé, plus l’influence politique sera grande, à l’égalité avec d’autres variables.

L’individualisme voulu par le libéralisme et le capital nous donne cette incapacité à reconnaître notre prochain et nous transforme en des êtres infâmes, en créatures qui ont besoin de l’aide des autres pour comprendre et survivre.

Cela se traduit par un système politique qui ne représente plus la population et qui mène des politiques allant à l’encontre des intérêts de cette dernière et se résume à la dialectique du maître et de l’esclave avec des dominateurs et des dominés, cela existe depuis l’origine de l’histoire, une entité reconnue, le maître, et une entité reconnaissante, l’esclave qui cesse d’être une entité autonome et devient quelque chose de chosifié par le maître aidé en cela par nombres larbins.

En raison de cette domination, le maître contraint l’esclave et le force à travailler pour lui, ce travail n’est pas un processus créatif de l’esclave, mais une imposition qui fait de lui un objet de travail mais pour sa survie le maître finit par dépendre de l’esclave et arrive toujours le moment où les rôles sont inversés dans la mesure où l’esclave est indispensable pour le maître, mais pas l’inverse.

Letizia Doria

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