23 juin 2019 0 Commentaire

Réflexions sur la révolution sexuelle

682px-Feminism_symbol.svgLe Mouvement de libération des femmes (MLF), en 1970, s’est constitué en partie en réaction contre le machisme qui régnait durant le mouvement de Mai 1968 dont une des revendications (datant de 1967) était pour les garçons de pouvoir rendre visite aux filles (et inversement) dans leurs chambres universitaires et c’est un peu grâce à cette revendication que s’est constitué le Mouvement du 22-Mars, plus connu comme étant « Mai 68 ».

Mon ressenti aujourd’hui est que la révolution sexuelle de l’époque se trouve coincée entre une contre-révolution conservatrice et une libéralisation de la pornographie, donc d’une économie du sexe.

La contre-révolution sexuelle parce que depuis le quinquennat Sarkozy, non freiné par celui de Hollande, la mascarade de Fillon et depuis peu la montée de l’extrême droite, une pétainisation (travail, famille, patrie) de la société est en marche, correspondant à la remise à l’ordre du jour des valeurs réactionnaires de l’Église catholique, sans oublier les vues de l’Islam sur notre société, il suffit d’énumérer brièvement ces « Valeurs » en matière de mœurs.

- La famille monogame et hétérosexuelle comme institution de base de la société.

- L’interdiction de l’avortement.

- L’interdiction de la contraception.

- la mise au rebut Planning familial.

- L’interdiction, des pratiques sexuelles autres que celles liées à la reproduction (masturbation, homosexualité, etc…)

La libéralisation de l’économie du sexe parce que la révolution sexuelle n’est acceptable que si elle est une libéralisation économique, elle peut ainsi dans une société où tout devient marchandise, libéraliser l’économie du sexe (peep-show, pornographie…), mettant en même temps une frontière entre bonne et mauvaise sexualité.

Cette contre-révolution libérale tend à réduire toutes les relations humaines, y compris les relations sexuelles, à des relations marchandes, peu importe que ces relations soient consenties ou pas.

J’aimerais bien en tant que Anarcha-Féministe que cette révolution sexuelle ne confonde pas libéralisme et amour libre parce qu’il ne peut donc y avoir de véritable révolution sexuelle sans remise en cause des rapports économiques d’exploitation et suppose une éducation libertaire à une sexualité qui permette d’accepter une pluralité de formes de relations amoureuses et sexuelles délivrées du machisme et du patriarcat.

Letizia Doria

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