14 juin 2019 0 Commentaire

Toute vérité est bonne à dire

VeriteJe ne me souviens pas de mon premier mensonge, ce devait être pour éviter une punition, pour atteindre un objectif, pour s’adapter à une situation… ou que sais-je, mais ce que je sais, de mon ressenti c’est que le mensonge me rend prisonnière et me condamne à mener une vie vide, fausse et sans authenticité.

Je déteste mentir, enfant on m’a appris à ne pas mentir, cependant, pour diverses raisons, comme tout un chacun, je mens de temps à autre, des mensonges futiles pour maintenir un équilibre fonctionnel car ce sont des situations que je qualifie de « faible influence », je dis à mes connaissances qu’ils ont bonne mine même s’ils ont des cernes, je calme mes amis en leur disant que je vais bien, même si j’ai un rhume, ici, il s’agit d’un simple formalisme sans grande importance, cependant, ils mettent un voile devant nos yeux en nous répétant que tout va bien. Que ça ne fait rien… Mais c’est faux !

Le pire des mensonges est le mensonge « pieux », celui qui cherche à offrir du réconfort, pour en avoir été victime, et avoir accumulé en moi un mélange de rage, d’incompréhension et de tristesse, et quatre ans de thérapie, il m’est devenu intolérable, personne n’a le droit d’agir d’une façon aussi paternaliste en pensant que l’autre personne n’est pas « digne » ou méritante de savoir la vérité.

Ce qui m’a fait mal, ce ne sont pas les mensonges ou les faussetés prononcées avec une fermeté incroyable, Ce qui m’a fait mal, ce qui m’a brisée, ce sont les vérités qui ont été tues et les mots qui ont été cachés.

Pour moi le mensonge déqualifie celui qui le dit et humilie celui qui le reçoit car, que nous le croyons ou non, les mensonges, comme le soleil du matin, finissent toujours par tomber.

Certaines personnes pensent qu’il est impossible de pratiquer cette « sincérité à outrance », dans laquelle on ne se tait jamais et où tout est dévoilé.

Je préfère une vérité qui blesse plutôt qu’un mensonge qui rassure, ou une moitié de vérité et encore moins les mensonges entiers. Je préfère la vérité, même si elle fait mal.

Certains n’acceptent pas bien cette vérité, sont gênés et se mettent en colère quand je leur révèle la vérité et préfèrent vivre dans le mensonge, mais même s’ils m’adressent un ou des reproches, cette vérité me permettra, à moi, de me sentir mieux.

Je sais très bien que toute vérité n’est rien de plus que ma perception personnelle, et a des aspects qui, loin d’être neutres ou inoffensifs, nécessitent une réaction et demandent de l’assertivité.

Je sais aussi qu’il y a une limite et il ne s’agit pas non plus de pratiquer la dictature de la sincérité.

Je choisirai toujours de savoir la vérité la plus cruelle que le plus doux des mensonges, mais je sais aussi que tout le monde n’est pas préparé à cela. La sincérité et l’honnêteté font mal, et parfois, les dire à voix haute éloigne les gens…

Plus qu’une vérité désincarnée, j’ai appris à ne jamais dire le contraire de ce que je pense.

Letizia Doria

Mots-clefs :,

Laisser un commentaire

Csecomit2019 |
Arpeinfos |
Futurearh |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les Ressources Humaines
| Philo Condorcet 90
| Cruiseade