Biographie

Ma vie jusqu’ici

J’ai du mal à me défaire de mon coté BCBG, qui est encore très important en moi et qui m’a valu pas mal de piques et autres désagréments sûrement méritées.

J’ai été, je ne dirais pas éduquée mais plutôt socialisée comme une petite fille sage, je n’ai jamais fait de vagues, j’ai fait de longues et bonnes études.

Tout ça mis bout à bout à forgé une petite fille qui me fait horreur maintenant, je me devais d’être meilleure que les autres, toujours au dessus du lot, voire même du panier, je n’étais pas une sorte de tyran, méchante et rancunière, je n’étais même pas jalouse parce que j’étais meilleure que les autres, je me contentais de les snober, de les ignorer.

J’avais huit ans quand ma mère (adoptive) est partie, ensuite j’ai gardé cette attitude de petite fille hautaine et coquette avec tous le loisir que mon père (adoptif) me laissait, autoritaire par certains cotés et laxiste par d’autres.

Je n’ai rencontré le regard des autres qu’à mon entrée dans le secondaire, j’ai mal vécue mes trois années en collège privé (j’ai sauté la troisième), couronnées par le brusque décès de mon père et mon retour à la DASS.

Cet été là fut le véritable tournant de ma vie, articulé entre les juges, l’orphelinat, la famille d’accueil et la psychologue.

Je me sentais perdue, abandonnée, en colère, dans un monde inconnu, peuplé de personnes trop avenantes qui me faisaient sentir pitoyable, mais la mayonnaise à pris par le simple fait d’avoir découvert un monde ou je devais être responsable de mes actes et en assumer les conséquences.

Le lycée public fut une découverte avec mon éveil au monde, mes premier(e)s ami(e)s, mon premier amour (un Crush), le harcèlement, rendez vous compte, deux ans d’avance et première de sa classe, ça méritais bien ça et la famille d’accueil, véritable bouée de sauvetage à qui je dois de ne pas avoir sombré, aidée par une psychothérapeute qui m’a, à tous les sens du terme, remis les idées en place et réconciliée avec la vie, pour un nouveau départ.

J’ai sauté la terminale, et le bac fut une formalité, j’avais 15 ans et trois mois, j’ai ensuite fait et réussi de grandes études de droit (Bac+9).

Émancipée à 16 ans, le monde était à moi, avec pour deux ans encore le port d’attache de ma famille d’accueil, puis, licence en main il m’a fallu « immigrer » sur Paris et couper toutes les attaches que j’avais avec mon passé.

Je passerais sur ma vie d’étudiante, ma vie active débuta à mes 24 ans, par un passage dans la fonction publique bref, désolant et affligeant.

Mon passage dans le privé ne fut possible que parce que mon père (adoptif) m’a légué à son décès, une maison, une voiture, une affaire florissante et assez d’argent pour rester sans rien faire ma vie durant si je le désirais.

Letizia Doria

A propos de Letizia Doria

juriste médiatrice consultante/conseillère en stratégies de crises. Coïto ergo sum, (Cogito ergo sum) aussi...

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